Historique

Historique

Le Rassemblement ElectroSensibilité Québec (RESQ) a vu le jour à la suite d’une rencontre en Estrie d’électrosensibles, le 12 décembre 2015, dans la sacristie d’une église (la seule salle de la municipalité où le niveau d’ondes était tolérable). À la grande surprise des organisatrices – quatre femmes électrosensibles habitant Sutton et une Montréalaise – 50 personnes, presque toutes électrosensibles, se présentèrent, venant de diverses régions du Québec. Ce fut un moment très émouvant. Pour un grand nombre de ces personnes, c’était la première fois qu’elles se retrouvaient en compagnie d’autres personnes électrosensibles.  La première fois où elles se sentaient comprises, enfin, dans tout ce qui leur arrivait, certaines depuis un bon bout de temps, d’autres, depuis peu. Les participantes et participants s’entendirent sur trois objectifs à atteindre, l’objectif à court terme étant de créer une association de personnes en situation d’électrosensibilité. C’est ainsi que le RESQ a vu le jour.

Suite à cette rencontre mémorable, les électrosensibles l’ayant préparée et quelques autres s’étant joint au groupe se sont réunies et ont préparé la demande de constitution de l’association – un organisme à but non lucratif (OBNL) – auprès du Registre des entreprises du Québec. Le 20 mai 2016, le Registre nous accordait notre statut d’OBNL. Dès ce moment-là, quelques volontaires entreprirent de préparer l’assemblée de fondation du RESQ, qui eut lieu moins d’un mois plus tard, le 18 juin 2016. Ce ne fut pas facile de trouver pour cette assemblée un endroit où le champ électromagnétique serait acceptable, mais, par un beau matin de juin, une salle dans une chapelle de la campagne de Sainte-Adèle (Laurentides) nous accueillit. Grâce à un technicien en électronique électrosensible, on régla sur place un ou deux ‘problèmes d’ondes’ qui se manifestèrent ce jour-là. Des électrosensibles se déplacèrent d’aussi loin que Montmagny (Bas-du-Fleuve) ou Notre-Dame-des-Bois (près de Mégantic). Un autre fit même les 58 kilomètres qui séparent Entrelacs de Sainte-Adèle à… vélo ! Bien que la plupart des personnes électrosensibles participant à l’assemblée étaient dans la quarantaine, la cinquantaine et la soixantaine, il y avait quelques trentenaires ainsi qu’un jeune homme de 23 ans. Les participants provenaient de tous les milieux.